Vous préparez votre départ en Working Holiday (PVT) au Japon et le terme « Guarantor » (Garant) revient sans cesse dans vos recherches. C’est une source de stress majeure. La bonne nouvelle : pour obtenir le visa, vous n’en avez pas besoin. La mauvaise : pour vous loger sur place, c’est une quasi-obligation culturelle et administrative. Voici comment contourner cet obstacle.
Les infos à retenir
- ✅ Pour le Visa : NON. Les citoyens français (et belges/canadiens) n’ont pas besoin de garant pour obtenir le visa PVT Japon. Une preuve de fonds suffisants (relevé bancaire) suffit.
- 🏠 Pour le Logement : OUI (souvent). Le système locatif japonais traditionnel exige un garant japonais (Hoshonin) résidant sur place et solvable. C’est le blocage n°1 des étrangers.
- kiyaku La solution : Les « Guarantor Companies ». Si vous n’avez pas d’ami japonais, vous pouvez payer une société de garants (Hoshonin-gaisha) qui se porte caution pour vous moyennant finance (50% à 100% d’un loyer).
- 🛏️ L’alternative facile : La Sharehouse. Pour éviter cette complexité, la majorité des PVTistes optent pour les Sharehouses (colocations gérées) qui ne demandent ni garant, ni « Key Money ».
Le Visa PVT : Juste une question d’argent, pas de garant
Mettons fin à la rumeur : l’ambassade du Japon ne vous demandera pas de lettre de garant pour délivrer le visa Working Holiday. Ce qu’ils demandent, c’est une preuve de solvabilité.
Vous devez fournir un justificatif bancaire prouvant que vous possédez une certaine somme (généralement 2 500 € si vous avez un billet retour, ou 4 000 € sans billet retour). C’est votre argent qui est votre garant.
Le Logement : Le mur du « Hoshonin »
C’est une fois arrivé sur place que le mot « Guarantor » devient un problème. Pour louer un appartement classique au Japon, le propriétaire exige un garant japonais. Ce garant est responsable financièrement (loyer impayé) mais aussi moralement de votre comportement.
En tant qu’étranger fraîchement débarqué, sans historique et sans famille sur place, trouver un garant physique est quasi impossible.

Comment louer sans connaître personne ?
Vous avez deux options principales :
1. Utiliser une société de garant (Guarantor Company)
De plus en plus d’agences immobilières « Foreigner Friendly » acceptent de remplacer le garant physique par une société de cautionnement.
Le coût : Vous payez des frais d’inscription (souvent 50% à 100% d’un mois de loyer) plus une petite cotisation annuelle (environ 10 000 Yens). En échange, la société garantit votre dossier auprès du propriétaire.
2. Choisir la Sharehouse (La voie royale du PVT)
C’est l’option choisie par 90% des pvtistes. Les sociétés de Sharehouse (Oakhouse, Sakura House…) gèrent des maisons partagées immenses.
Avantages :
– Pas de garant demandé.
– Pas de « Key Money » (cadeau au propriétaire) ni de dépôt de garantie exorbitant.
– Contrats flexibles (au mois).
– Meublé et charges comprises.
L’avis de l’agent immobilier à Tokyo
« Le marché change. Avant, sans garant japonais, c’était impossible. Aujourd’hui, avec la baisse démographique, les propriétaires sont plus ouverts aux étrangers, mais ils veulent une sécurité. La ‘Guarantor Company’ est devenue la norme. Ne demandez pas à votre ami japonais rencontré la veille d’être garant, c’est une responsabilité énorme au Japon, c’est très impoli. Payez la société, c’est plus simple pour tout le monde. »
Anticipez le budget, pas le garant
Pour partir au Japon en PVT, ne perdez pas de temps à chercher un garant depuis la France. Concentrez-vous sur votre épargne pour le visa. Une fois sur place, la Sharehouse sera votre solution de facilité, ou la société de garant sera votre sésame pour un appartement privé, moyennant un budget initial plus conséquent.
Foire Aux Questions (FAQ)
📞 Un ami japonais peut-il être mon garant ?
Oui, s’il accepte. Mais attention, c’est un engagement très lourd au Japon. Il s’engage à payer si vous ne payez pas, et à gérer vos problèmes de voisinage. C’est une demande très délicate à faire, réservée à la famille très proche.
🏢 Mon employeur peut-il être garant ?
Oui, c’est possible. Certaines entreprises acceptent de se porter garantes pour leurs employés étrangers afin de faciliter leur installation. C’est un point à négocier lors de l’embauche.
💸 Qu’est-ce que le « Key Money » (Reikin) ?
C’est une spécificité japonaise (surtout à Tokyo). C’est une somme d’argent (souvent 1 ou 2 mois de loyer) offerte au propriétaire en « remerciement » de vous louer l’appartement. Elle n’est jamais remboursée. Les Sharehouses et les logements « UR » (publics) n’en demandent pas.









